(Presque) autoportrait (presque) impressionniste
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(Presque) autoportrait (presque) impressionniste

Je ris de l'idée que je me fais de moi-même.
Je me résigne à l'idée de ce que les autres peuvent penser de moi, un mélange, selon les moments, de crainte d'admiration de rancoeur d'étonnement, de sourire las à force de supporter sans comprendre.

Il m'est déjà arriver de vouloir expliquer à quelqu'un en face de moi qu'il était possible d'être multiple, sans que cela ne relève d'une pathologie psychiatrique. Qu'on pouvait être sincère à chaque instant, à chaque mot prononcé, et pourtant faire peu de cas de la morale publique.

Et puis j'ai laissé tomber cette chimère qui consiste à vouloir être compris à tout prix. Qui nécessite de tout expliquer. Qui supposerait de tout comprendre de soi-même. Un exercice éreintant, inhumain.
Une analyse didactique permanente qui sémerait la confusion au lieu d'éclairer ses propres pas.

Je crois que je préfère ma méthode empirique, qui me fait sentir sous les doigts toutes les formes possibles, qui me fait goûter à toutes les sensations. Je me complais dans mon aveuglement, c'est ma meilleure manière d'avancer.



lundi 05 novembre 2007, 11:48 - Commentaires (2)